Pourquoi tu m'prends dans tes bras? On n'était pas sensé se faire la guerre y a à peine 5min là? Non je n'ai pas froid.. C'est juste mon intérieur qui est devenu glacial face à ton côté bestial. J'ai bien vu que le sol était glissant d'alcool, merci. Et toi tu veux me sortir la tête de là, alors que c'est à cause de toi que je m'y noie? Laisses-moi rire! Non mais sérieux, qu'est-ce que tu veux? Tu lit pas dans mes yeux toute la haine que je ressent pour toi? Ce n'est rien d'autre que ça, ma haine qui s'mêle à l'oxygène. Tu n'vois donc rien? Pour moi tu n'est rien d'autre qu'une merde, une bonne grosse merde coulante et mal odorante. Et l'pire dans tout ça, c'est que toi tu crois que tu sens bon. La blague. Tu n'es qu'un déchet parmi tant d'autre. Fais comme moi, mets-toi au bio, au moins on te recyclera. T'en a pas marre de stagner là comme une conne, pendant que moi je continue d'avancer? Oh et puis merde! Je vous haie tous, voilà! Vous qui m'avez poussé à en arrivé là, à être ce que je ne suis pas. Vous qui avez rendu mon monde si immonde. A charge de revanche. Malheureusement pour vous, j'ai pris goût à faire tourner la roue un peu plus vite. Fallait pas vous mettre en travers de ma route. Mes pas sont guidés par ma soif de vengeance. J'compte tellement t'saigner, qu't'oseras mêmes plus sortir ta bite pour pisser. Quand j'en aurai marre de stagner avec toi, quand j'aurai ma dose et que j'voudrai passer à autre chose, t'inquiètes pas, je m'en irai de ce pas. Tu verras que finalement je te manque. La sous-merde que tu es, celle qu'on écrase sans même le remarquer, auras eu pendant un moment de l'importance. C'est fou comme la vie peut-être jouissive parfois. Finalement j't'aime bien. T'es pas très maline mais t'es une bonne copine de jeu. T'es mon "je" préféré ouai. Je sais, j'suis navrante, presque désolante, mais n'ayez pas pitié de moi, je rend juste la monnaie de la pièce à la pire espèce. Tout ça, c'est à cause d'eux, ces imbéciles heureux. J'aurai aimé ne pas en arriver à là, mais il ne m'ont pas laissé le choix. Êtes-vous sûrs de vouloir me connaitre vraiment maintenant? Moi-même je vous le déconseille. Je suis à l'opposé de ce que je montre. Une sorte de glu, de ventouse qui s'accroche à la moindre vitrine qui reflète de jolies choses. Ces vitrines vides d'intérieur ne montrant que l'extérieur. A force de les contempler, je devient lentement l'une d'elle. Un abandon, une trahison, et c'est fini pour vous. Je vous aurez prévenu. Faut pas venir me titiller. Je ne supporte pas plus les embrouilles que les chatouilles. Sur ce, à genoux bouffonne et baises-moi la main. Tu as aussi le droit de me sucer, de me gober et de t'allonger sur le sol pour que je te piétine gaiment dès maintenant. Ça évitera toute perte de temps.